jeudi 26 octobre 2017

- Comment ma mère a guérie du diabète -

" On dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres, mais finalement, on est tous l'autre de quelqu'un "



         Bonjour tout le monde. Aujourd'hui je souhaite vous parler d'un sujet qui a radicalement fait changer mon monde, mon mode de vie et ma manière de voir les choses. 
J'ai déjà brièvement abordé ce sujet lors d'une vidéo sur ma chaîne, que je vous invite à aller regarder si vous ne l'avez pas encore vue. Mais je pense que d'en parler dans un article peut être utile aussi. 

Plus d'un an après, ce sujet reste encore très sensible, j'en ai encore les poils qui se hérissent chaque fois que je l'aborde. 

Le 24 Juin 2016, ma mère a fait un AVC à l'aube de ses 52 ans. C'est jeune, oui, c'est jeune. Cet AVC a été provoqué par un diabète dont elle n'avait pas connaissance. Un caillot de sang a bloqué l'accès à son cerveau, ce qui l'a empêchée de communiquer correctement. 

Je n'imaginais pas vivre ça un jour. Lorsque l'une des personnes les plus chères à mes yeux s'est retrouvée dans cette situation, je suis passée par plusieurs états. Dans les premières minutes, il a fallu agir, puis, au bout de quelques heures, la panique a pris place : qu'allait-il se passer ensuite? Il a fallu se préparer au pire : la personne que j'avais connu jusque là risquait d'avoir disparu à tout jamais. Peut-être allait-elle avoir besoin d'aide au quotidien, ce qui remettrait en question tout mon monde.

         Lorsque les médecins nous ont rassurés et expliqué qu'elle était sortie d'affaire, la question du diabète est tout de suite arrivée sur le tapis. Comment était-elle devenue diabétique? 
Evidemment, elle a dû être hospitalisée pendant plusieurs jours pour un suivi de son AVC et pour apprendre à "gérer" son diabète. De fil en aiguilles, ma mère nous a avoué avoir consommé énormément de sodas et boissons sucrées pendant les derniers mois. On dit que l'amour rend aveugle, et c'est certainement ce qu'il s'est passé avec ma mère puisque, pour être tout à fait honnête, je n'ai jamais cru que sa prise de poids aurait pu avoir un impact aussi violent sur sa santé.

Lors de son hospitalisation, ma mère a pu rencontrer différents professionnels de la santé tels que des nutritionnistes, diététiciens, diabétologues, qui l'ont finalement tous rassuré sur sa "future vie de diabétique", puisque, on l'avait prévenue, elle serait diabétique à vie. Les médecins tenaient le discours qu'il ne fallait plus aller dans les excès, mais qu'elle n'aurait pas besoin de se priver car "l'insuline est là pour réguler le taux de sucre dans le sang". Facile !!

Mon frère n'était pas de cet avis là, il est allé chez mes parents et s'est débarrassé de toutes les tentations (sodas, gâteaux, plats préparés etc.) qu'il a pu trouver dans les placards de la maison. Un peu radical me direz vous, j'étais la première à faire confiance à la médecine et à trouver son comportement exagéré. "Dans un an, tu ne seras plus diabétique si tu changes tes habitudes alimentaires !". Voilà ce qu'il a dit à ma mère lorsqu'elle est sortie de l'hôpital. 

        Il faut savoir que la zone du cerveau qui a été touchée était celle qui dirigeait les émotions, les sentiments. Ma mère ne prenait plus plaisir à rien. Elle qui avait toujours été passionnée de cuisine, de pâtisserie et de nourriture en général, n'arrivait désormais plus à couper des légumes par dégoût. Elle en était presque au point de se sous alimenter. Plusieurs semaines (non sans mal !!) se sont écoulées avant que les petits plaisir lui reviennent. On a tendance à se dire qu'il aurait pu y avoir pires séquelles, mais croyez-moi, voir la personne que vous aimez le plus au monde aussi éteinte qu'une poupée est l'une des épreuves les plus difficiles que j'ai eu à vivre. 

Après avoir énormément discuté, s'être renseignés, documentés, nous avons choisi de changer de mode de s'alimenter de manière radicale. Mes parents arrêteraient de consommer du sucre, et moi, suite à mes recherches personnelles, je ne mangerai plus de viande ni de poisson. Les semaines, les mois ont passés, voyant les résultats chez les uns et les autres, nous avons conjointement choisi d'arrêter le sucre pour moi, et la viande pour mes parents. 
Les conséquences de l'alimentation sur la santé n'avaient désormais plus de preuves à donner, nous avions seulement jusqu'à ce jour, fermé les yeux et nié une vérité qui, selon moi, se doit aujourd'hui d'être révélée au grand jour. 

Le temps passait, ma mère retrouvait de plus en plus de plaisir à la vie en général, son poids diminuait, ses vêtements commençaient à être trop grands et il a fallu refaire une garde robe, puis une seconde. Elle reprit goût à se regarder dans la glace, à rentrer dans des magasins de vêtements, à prendre soin d'elle tout simplement. 

Elle avait des rendez-vous réguliers avec les médecins qui la suivaient pour son diabète, tous l'ont félicité pour son évolution, sa perte de poids, et elle sortait de ces rendez-vous en ayant son taux d'insuline diminué à chaque fois. Lors d'un rendez-vous au moins de septembre 2016 (3 mois après l'AVC !!) la suppression de toute injection lors de la journée fut une réelle fierté et une belle revanche sur ce qu'elle avait pu traverser jusque là. 
Ma mère est entrée à l'hôpital en ayant de l'hypertension, du surpoids et du diabète, elle est sortie de l'hôpital avec une quantité de médicaments à prendre quotidiennement, et aujourd'hui, 15 mois plus tard, elle n'a plus aucun comprimé à avaler !! Et cela simplement en ayant décidé de repenser son alimentation, de mettre de côté les habitudes alimentaires qu'elle avait jusqu'à aujourd'hui, pour aller vers un mode de vie sain et composé essentiellement de produits naturels.  

        Je tiens tout de même à dire que je ne suis ni spécialiste de l'alimentation, ni médecin. Je rapporte à travers cet article l'expérience que j'ai vécu via ma mère. Je pense cependant que les évènements de la vie nous permettent d'évoluer, de revoir nos manières d'agir envers nous-même et envers les autres. Cet épisode de la mienne m'a permis de m'autoriser à réfléchir autrement qu'à travers les simples dires de la médecine traditionnelle. J'ai appris à me documenter par moi-même et à étayer ma pensée. Je vous invite à faire de même. 

Il m'arrive encore aujourd'hui de me rappeler ce jour où j'ai su à la seconde où j'entendais ma mère au bout du fil ce qui était en train de se produire. C'est un sentiment à la fois douloureux et à la fois une fierté de voir le chemin parcouru. Je suis fière, fière de ma mère d'avoir traversé cela, et fière de mon père d'avoir été à ses côtés tout au long de cette épreuve, car, c'est peut-être pour lui qui vivait à ses côtés que cela à été le plus douloureux. 




               Mai 2016 : 1m65 / 90kg        /////        Juillet 2017 : 1m65 / 68kg



3 commentaires:

  1. Mathilde cela c'était un article magnifiquement bien ècrit. Ton famille du voyage à bonne santé est inspirante.

    Louise :)

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  2. Pas facile tout cela, après chacun fait comme il entends

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  3. Cet article est vraiment très bien écrit et ta mère peut être fière de ce qu'elle a accompli. Ce n'est pas vraiment pas une maladie facile au quotidien je sais de quoi je parle je travail dans un service de diabétologie. Je te souhaite une bonne soirée

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